Titre : Jusqu'à ce que mort s'en suive
Livre elle septembre categorie Policier
AUTEUR : ROGER MARTIN
Roger Martin est né le 19 février 1950 à Ronchin, dans le Nord. Très vite, il a 2 ans, sa famille se retrouve à Aix-en-Provence où il passera son enfance et son adolescence. À 23 ans, muni d’un
CAPES de Lettres modernes et d’un DEUG d’Anglais, de quelques certificats d’Américain, il est nommé par l’Éducation nationale à Mont-Saint-Martin, à côté de Longwy, dans le pays-haut lorrain, terre
d’immigration et de luttes sociales. Il y découvre – mais il s’y attendait un peu – que les indigènes du coin comportent grosso modo la même proportion qu’ailleurs de gens bien et de sales cons.
Peut-être d’ailleurs les premiers sont-ils plus nombreux car on est en terre ouvrière et chaleur, fraternité et solidarité n’y sont pas que des mots ronflants. Il y enseignera 18 ans dans un
collège considéré comme difficile, s’y mariera, y aura des enfants, y sera élu et s’occupera pendant ses quinze ans de mandats de la culture à la mairie de Mont-Saint-Martin.
Bourré de doutes, il fait désormais sa devise d’une formule de Gramsci, qu’il a lue il ne sait où : " Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à
l’optimisme de la volonté ".
Volontiers provocateur et colérique, il considère l’honnêteté et la fidélité à quelques valeurs fortes comme essentielles en politique et en littérature, aime et
respecte Bernard Clavel, qui n’écrit pas de polars, d’avoir refusé la Légion d’honneur acceptée – et demandée ? – par d’autres qui en écriv(ai)ent. Son engagement est d’ailleurs inséparable
de ses écrits. Qu’il s’agisse de ses enquêtes, dont plusieurs lui ont valu procès et menaces – parfois suivies d’effets – ou de ses romans qui puisent toujours dans le vivier de la politique et
du social.
RESUME : ( du site de la Fnac )
Brillant étudiant issu de la bourgeoisie noire d'Atlanta, Douglas Bradley a posé sa candidature à la
prestigieuse académie militaire de Colorado Springs. Lorsqu'elle est rejetée par les autorités militaires,
c'est la consternation. Grâce à un de ses anciens professeurs, le jeune homme parvient à apprendre les
raisons de l'armée : en août 1944, accusé de viol et d'agression, son grand-père, Robert Bradley, a été
pendu en France dans un petit village de Normandie. Indigné par l'attitude de son père, qui lui a caché
la vérité, Douglas découvre l'existence d'une grand-mère, d'une tante et d'une cousine. Il se lance dans
une recherche difficile, retrouve cette famille dont il ignore tout. Sa tante lui fait part de sa conviction
profonde de l'innocence de Robert Bradley et lui confie des documents le concernant. Bouleversé, le
jeune homme décide de partir pour la France. Auparavant, il a rencontré l'aumônier qui a assisté son
grand-père dans ses derniers moments et un ancien du Pittsburgh Courrier, le fleuron de la presse noire
des années 1940. Leurs confidences renforcent sa propre croyance en l'innocence de son grand-père.
En Normandie, il ira de rencontre en rencontre, de découverte en découverte. Des compagnons de son
grand-père abattus dans d'étranges circonstances, des soldats de son unité qui ont déserté et dont toute
trace a été perdue, un cimetière clandestin où reposent 96 soldats américains condamnés à la peine
capitale, tout semble indiquer que Douglas Bradley a involontairement exhumé un squelette bien caché
au fond d'un placard. Surveillé puis traqué par des agents de la Defense Intelligence Agency, les services
secrets de l'armée, son enquête le conduira au coeur des Ardennes belges où se trouve, peut-être, la clef
de l'énigme en la personne du mystérieux survivant du petit noyau des amis de son grand-père. C'est là,
entre traques, poursuites et filatures, que Douglas Bradley apprendra l'incroyable vérité.
COMMENTAIRE DE CLOTILDE : ( 9 )
Ce roman retrace l'enquête d'un jeune américain noir sur son grand-père, GI exécuté pour viol dans un petit village de Normandie en août 1944. Le
roman est basé sur des faits vrais qui commencent à être connus mais pas encore reconnus par les autorités américaines ; c'est là l'aspect le plus captivant du livre, présenté avec brio et
conviction.
Toutefois pas mal de choses m'ont déplu dans cet ouvrage.
Je pense qu'il gagnerait en intensité et en intérêt en subissant une sérieuse cure d'amaigrissement. Le style est un peu lourd et chargé. Nombre de
détails inutiles alourdissent le récit, activités triviales récurrentes qui n'apportent rien au déroulement de l'action : ce que le héros mange, ce qu'il achète au supermarché, ses lessives. Cela
finit par être assez énervant.
Certaines coïncidences facilitant l'enquête du héros sont peu crédibles.
Les dialogues manquent de réalisme. Les protagonistes s'expriment d'une façon bien trop littéraire qui casse la progression du récit.
Certains personnages secondaires sont très peu caractérisés : que sait-t-on de la cousine Tracy à part qu'elle a les yeux cernés ?
Les horreurs racistes commises par l'armée américaine, sujet du livre, est d'intérêt majeur. Sur ce genre de thème, je préfère néanmoins lire des
ouvrages documentaires afin de savoir le plus précisement possible ce qui relève de la fiction et ce qui relève de la réalité.
Fabienne
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